Souveraineté nationale

Souveraineté nationale

Le gouvernement du Canada a trois responsabilités principales: la prospérité, la sécurité et l'unité nationale. Ils dépendent tous de la volonté du gouvernement de défendre notre souveraineté nationale.

Nous renforçons notre souveraineté en alignant nos actions sur des nations démocratiques qui partagent les mêmes idées et qui sont attachées aux libertés individuelles, à l'état de droit et à la sécurité de leurs citoyens.

Le gouvernement de Trudeau croit que vouloir un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies et être passif avec des pays comme la Chine sont la façon de mener notre politique étrangère. Cette pensée n'est pas seulement naïve, elle a été préjudiciable au Canada pendant la crise de la COVID-19.

Le gouvernement Trudeau a accepté l’histoire officielle du gouvernement chinois sur la COVID-19. Ils leur ont envoyé 16 tonnes d'équipement de protection individuelle en février, sans faire aucun effort sérieux ramener les Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor, qui languissent dans des cellules de prisons chinoises depuis 500 jours. Trudeau compte maintenant sur de nouvelles chaînes d'approvisionnement en Chine pour produire le même équipement de protection individuelle qui leur a été donné.

Ma vision de notre souveraineté nationale est de sécuriser nos frontières, de défendre nos institutions nationales, d'accélérer la croissance économique et de rester fidèles à nos valeurs. 

Il y a cinq domaines de souveraineté où je crois que le Canada doit changer de cap.

Premièrement, nous devons faire plus pour sécuriser nos frontières. Les passages frontaliers illégaux, la contrebande, les produits contrefaits et les problèmes de santé persistants exigent une vigilance accrue. Nous devons resserrer la surveillance des frontières et renégocier notre accord sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis. Nous devons augmenter notre capacité de contrôle sanitaire dans les aéroports et les postes frontaliers, pas seulement pour la COVID-19, mais pour l'avenir.

Deuxièmement, nous devons prendre plus au sérieux la cybersécurité et la protection de nos institutions démocratiques. Le Canada fait face quotidiennement à des violations de données, à des vols de propriété intellectuelle et à des cyberintrusions qui minent notre économie et notre démocratie. Nous devons bloquer des entreprises comme Huawei de notre réseau 5G. Il faut interdire plus largement les entreprises publiques étrangères à participer à nos infrastructures essentielles. Nous devons investir dans des outils pour définir et prévenir les menaces de cybersécurité et prévenir l'espionnage industriel. L'influence financée par des capitaux étrangers sur la politique publique canadienne, y compris la sécurité énergétique, doit être révélée et éradiquée. Il en va de même pour l'ingérence étrangère dans les élections canadiennes. Un examen des mandats du SCRS et du CSTC est en retard. Au fond, nous devons prendre des décisions qui renforcent l'alignement du Canada avec nos partenaires de confiance des Five Eyes(États-Unis, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande).

Troisièmement, nous devons affirmer notre souveraineté sur notre territoire arctique. Sa promesse d’opportunités économiques et d’une meilleure qualité de vie pour les habitants du Nord du Canada doit être réalisée. La présence et la capacité de surveillance du Canada dans l'Arctique doivent augmenter, surtout au-dessus et sous le passage du Nord-Ouest. Cela devrait inclure un nouveau système d'alerte précoce de haute technologie, l'équivalent moderne de la ligne d'alerte précoce à distance (DEW). Nous avons besoin d'un plan à long terme pour développer une communauté portuaire et une base militaire à Churchill, au Manitoba. Les quelque 5 000 Rangers canadiens et juniors Rangers qui renforcent notre présence militaire de base dans les collectivités du Nord doivent être soutenus et élargis. Nous avons besoin de plus de recherches sur la vie arctique et l'environnement pour nous assurer que nous prenons les meilleures décisions à long terme. Nous devons également devenir plus fermes au Conseil de l'Arctique, à l'ONU, à l'OTAN et au NORAD pour renforcer notre souveraineté dans l'Arctique.

Quatrièmement, nous avons besoin d'une nouvelle approche du développement international. Une politique étrangère qui suppose que les autres pays n’ont que de bonnes intentions, y compris ceux qui ont un leadership autoritaire et un contrôle étatique massif, est une politique naïve et dangereuse. Nous devons revoir et reconsidérer nos contributions aux forums multilatéraux et réorienter le financement vers des ONG canadiennes compétentes et responsables. De même, nous pouvons éviter et nous retirer des conventions internationales qui sont contraires à la loi canadienne, aux droits fondamentaux de la personne ou à l’intérêt national du Canada.

Enfin, notre souveraineté économique ne doit pas être compromise. Nous ne pouvons pas assumer le franc jeu des autres pays sur le commerce ou l'investissement étranger direct, en particulier lorsque des acteurs étatiques sont impliqués. Nous sommes des commerçants libres, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'être mis à profit ou de rester vulnérables. Nous ne pouvons pas continuer à sous-traiter la fabrication de fournitures essentielles à des endroits comme la Chine. Ce dont nous avons besoin en cas de crise devrait être fabriqué au Canada. Nous devons empêcher le transfert de technologie vers des entités étrangères qui porte atteinte à nos intérêts économiques et de sécurité. De plus, le programme des travailleurs étrangers temporaires du Canada doit être revu pour s’assurer que les Canadiens ont un accès prioritaire aux emplois.

La prospérité, la sécurité et l’unité nationale du Canada vont de pair. Ce qui apparaît clair pour moi aujourd’hui, c'est que nous devons bâtir un Canada plus résilient, un Canada plus autonome et un Canada plus indépendant, fort et libre.